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VIP210 - La Science et les sciences

By Bernard

À chaque heure, quelqu’un parle de la science dans les grands média. Actuellement, on parle surtout de la science versus la Covid. Je vous ramène au siècle précédent pour nous rappeler deux sujets scientifiques et de leurs suites funestes.

Avant le milieu du vingtième siècle, les scientistes disaient qu’il fallait éviter de manger de la nourriture grasse, parce que cela faisait engraisser. Et cette opinion scientifique perdurait encore vers 1980 quand j’ai perdu cent livres en mangeant des œufs-bacon au matin et un steak haché avec oignons frits le midi, en suivant l’enseignement de Robert Atkins. Plus tard, un peu avant la fin du siècle, les mêmes grands scientifiques ont changé leur fusil d’épaule en accusant les hydrates de carbone au lieu des lipides parce qu’en évitant de manger gras, l’obésité avait doublé. Je pourrais développer ce sujet, mais passons au second cas.

En même temps que l’horreur du gras était remplacée par l’horreur du sucre, le GIEC prônait que la cause de la hausse de la température terrestre était due à l’effet de serre des GES comprenant du carbone. Notons que le premier rapport du GIEC a paru en 1990, au milieu de cette hausse de la température qui a prévalu de 1980 à 1998. Donc, à partir d’environ dix ans d’un phénomène, le GIEC si savant a projeté des hausses eschatologiques sur plus d’un siècle. Évidemment, les données du nouveau siècle contredisent les projections du GIEC et les politiciens intelligents évitent de suivre les recommandations du GIEC, sauf par des promesses non tenues. Cependant, les scientifiques étant payés pour prêcher la ligne orthodoxe, ils font des entourloupettes pour soutenir leur théorie reniée par la réalité. Bientôt, le GIEC devra se courber devant le Protocole de Montréal et ses analyses qui contredisent les siennes et les scientifiques changeront leur fusil d’épaule et reconnaîtront les dommages du chlore, comme le sucre, au lieu du carbone, comme les lipides dans l’alimentation.

J’en arrive à notre COVID. La science a pris peu de temps pour découvrir et décrire ce virus. Le résultat fut l’application de nouvelles techniques pour développer de nouveaux vaccins dans un temps record et nous fûmes sauvés des pires massacres de ce méchant virus. Dans le domaine de la santé, il y a plusieurs sciences, considérant tous ces spécialistes et ces sortes de médecins moins spécialisés. Évidemment, les médecins en santé publique ont pris récemment le haut du pavé, mais ils ont trop souvent oublié d’autres aspects de la santé, comme la santé mentale.

Évidemment, les spécialistes des gigantesques modèles de prévision que consulte le premier ministre chaque lundi soir, comme Mackenzie-King consultant ses oracles, n’ont jamais mis en équation la santé mentale, entre autres. Ni les émotions de la population. Ni les émois des personnes âgées laissées seules. Ni les décisions du président des ÉUA. Ni la terreur des infirmières concentrées par le temps supplémentaire obligatoire. Ni toutes ces autres variables importantes. Mais ils sont des scientifiques… avec des oreillères limitant leurs perspectives.

N'oublions jamais que les scientifiques sont des personnes ayant des émotions et des buts personnels qui peuvent infecter leur raisonnement.

20220216