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Pour Guy Nantel

By Bernard
Je soutiens ta candidature comme chef du Parti québécois.
 
J’ajoute cette lettre pour t’expliquer la situation des expatriés. Je suis un expatrié depuis septembre 2003, le jour où j’ai pris ma retraite comme professeur d’économie au Collège de Sherbrooke. J’ai vécu en Chine et aux Philippines avant de revenir vivre au Canada en 2016 avec mon épouse chinoise et sa fille, née en 2000. Je ne pouvais pas leur imposer d’apprendre le français, alors qu’elles parlaient déjà l’anglais et le chinois. D’ailleurs, mon épouse parle trois langues chinoises, toutes plus différentes que le français et la langue micmac.
 
Au congrès de fondation du Parti québécois, dans le premier mois de ta vie, j’ai fait adopter des propositions qui ont obligé le parti à ajouter un chapitre à son programme intitulé « l’ouverture au monde ».
 
Récemment, au déb ut de la pandémie, on a vu le problème des expatriés qui voulaient revenir au pays. Je partage ces expatriés en trois groupes :
  1. Les vacanciers qui voyagent plus ou moins longuement, comme les snowbirds, mais qui reviennent régulièrement à leur demeure québécoise; ce ne sont pas de vrais expatriés.
  2. Les Québécois qui étudient ou travaillent à l’étranger, avec leur famille et sans aucun lien avec le Québec, sont des expatriés, mais ils reviennent généralement vivre au Québec après quelques années; ils sont des expatriés temporaires.
  3. Les Québécois qui ont tout quitté pour s’établir dans un autre pays, avec souvent un nouveau passeport, sont les vrais expatriés.
Il y a plusieurs centaines de milliers de vrais expatriés québécois et autant d’expatriés temporaires. Actuellement, le gouvernement québécois ne fait rien pour eux, alors que le gouvernement fédéral a un double lien avec les expatriés canadiens :
  • La déclaration de leur situation d’expatrié, qui leur assure un statut fiscal spécial
  • Le lien avec les consulats canadiens dans le monde, qui permet même le droit de vote au niveau fédéral.
Dans un Québec bientôt indépendant, il faut prévoir quel sera le statut des expatriés québécois pour :
  • La possibilité pour eux de voter lors de l’éventuel référendum
  • La situation particulière de ceux qui vivent actuellement au Canada
  • La possibilité pour eux d’obtenir un passeport québécois
  • Leur statut fiscal après l’indépendance
La question des expatriés n’exige pas d’action urgente. Actuellement, les statuts du Parti québécois permettent aux expatriés de devenir membre et de voter pour l’élection à la chefferie.
 
Pour la prochaine élection québécoise, les expatriés n’ont pas actuellement de possibilité de voter, à moins de demander personnellement un bulletin de vote par la poste au directeur général des élections, ce qui n’est pas prévu au Québec. Le vote au référendum est soumis aux mêmes restrictions.
 
Dans le Québec indépendant, considérant la mondialisation, la question des trois groupes d’expatriés prendra de plus en plus d’importance. Je suis disponible pour en discuter.
 
J’ajoute des deux références journalistiques 
  1. Une décision de la cour suprême<
  2. Le vote aux élections<
Me voici installé pour écrire et j’ose ajouter un autre sujet : la crise du climat. Je serai bref.
 
Les bien-pensants pensent que le carbone a provoqué la hausse de la température terrestre, laquelle change le climat, amène des ouragans et des inondations, fait fondre les glaciers et monter le niveau des océans. Ils ajoutent que ce phénomène va s’amplifier d’ici la fin du siècle à des niveaux extrêmes.

 

Ces bien-pensants attribuent la crise du climat à l’effet de serre provoqué que le dioxyde de carbone au niveau de quatre cents parties par million. Avec l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ils disent que la crise va s’amplifier éternellement.
 
J’ai trouvé une autre explication à cette hausse de la température terrestre, laquelle serait due au chlore dispersé par les CFC dans la stratosphère. Je présente cette théorie sur Internet.<
 
Je termine en vous envoyant mes livres récents. Je vous demande de lire mon dernier : Le chlore contre le climat. Les deux autres sont pour votre équipe.
 
La crise du climat est une absurdité. Le climat change chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque saison et chaque année : ce n’est pas une crise, mais une réalité naturelle permanente. Le soleil réchauffe la terre de façon stable depuis que la Terre existe, pas le sol via l’effet de serre. Pour protéger l’environnement, on doit combattre la pollution sous toutes ses formes :
  • Les pluies acides
  • Le tabac
  • Les engrais
  • Les pesticides
  • Les organismes génétiquement modifiés
  • Les polymères ou plastiques
  • Le pot
  • Le pétrole
  • Les hydrocarbures halogénés
  • Les ondes de communication sans fil
Et j’en oublie!
 
J’aime écrire, mais je dois terminer ce long texte. Je veux que vous deveniez le prochaine chef du Parti québécois. Dans votre vie, vous avez montré que rien ne vous arrête. J’espère que vous saurez vous entourer des personnes qui ne sont pas fanatiques, mais personnellement convaincues que l’indépendance du Québec améliorera la situation de tous les Québécois, quelle que soit leur origine.
 
20200614