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D’où est venue l’infection COVID-19?

By Bernard

Cette question amène différentes réponses selon le niveau de la pandémie.

Le premier niveau de la question est où est apparue la première personne infestée de la COVID dans le monde. La réponse semble être dans un marché d’animaux vivants près de Wuhan, au centre de la Chine, en décembre dernier.

Le second niveau de la question est où est apparue la première personne infestée de la COVID au Canada. La réponse semble être un homme arrivé à Toronto, venant de Wuhan, qui fut présumé infesté de la COVID dès le 25 janvier. Une personne de Vancouver, mise en quarantaine volontaire dès le 23 janvier, fut confirmée positive au COVID le 28 janvier. Elle venait aussi de Wuhan.

Le troisième niveau de la question est où est apparue la première personne infestée de la COVID au Québec. La réponse est une femme de Montréal qui est revenue des fêtes du nouvel an en Iran. La ministre a annoncé le cas comme probable le jeudi 27 février, ce qui fut confirmé le lendemain par le laboratoire de Winnipeg. C’était le quinzième cas confirmé au Canada.

Le quatrième niveau de la question est qui peut m’infester aujourd’hui. C’est la vraie question, très complexe, et je n’ai pas vu de réponse scientifique dans les média. Voici ce que j’en pense. 

Il est probable que les personnes infestées soient contagieuses et c’est pourquoi elles doivent demeurer en quarantaine, ce qui me met à l’abri de leur malignité.

Il est possible que des personnes soient contagieuses même si elles ne montrent aucun symptôme. À quel niveau d’infestation sont-elles contagieuses? Cette question n’est pas précisée par les savants. Je pense que le niveau de contagion par de telles personnes dépend du ratio de COVID dans leur organisme. Avec un faible ratio de virus, le risque de contagion serait faible.

Des tests ont identifié des personnes saines comme infestées, mais les virus reconnus par ces tests étaient morts, donc non virulents. Ces personnes ne peuvent donc pas m’infester.

Finalement, il y a toutes les personnes jadis infestées qui sont maintenant guéries et qui ne peuvent plus m’infester dans leur situation actuelle.

Évidemment, toutes les personnes qui sont saines comme moi ne peuvent pas davantage m’infester.

En résumé, peu de Québécois peuvent m’infester aujourd’hui et peu de Canadiens peuvent m’infester aujourd’hui, certainement moins d’un pour cent de la population totale.

Le vrai danger d’infestation vient des voyageurs qui reviennent au pays. Ces voyageurs sont sous l’autorité du gouvernement fédéral, qui a tant hésité en mars à contrôler les frontières et qui est encore très hésitant à mettre en quarantaine volontaire ou obligatoire les voyageurs qui se présentent aux postes frontaliers. D’ailleurs, le suivi organisé par les autorités fédérales pour les quelques voyageurs mis en quarantaine est peu efficace.

J’aimerais connaître le nombre des personnes reconnues comme infestées dont l’infestation vient directement ou indirectement des voyageurs. Je n’ai jamais vu de statistiques à ce sujet après les premiers cas de janvier et février derniers. Pourtant, la possibilité de contagion par les voyageurs internationaux est un secret trop bien gardé, une omerta ou un tabou!

Pour concrétiser ces réponses, prenons une école primaire de trois cent élèves et ses dizaines d’enseignants et d’autre personnel. Si la communauté ne compte aucun cas de COVID, personne ne pourra infester ces élèves et ces adultes responsables.  Les différentes règles de distanciation et d’hygiène spéciales de la COVID ne changeront rien : le risque est nul, parce que le virus est absent de cette communauté. Le seul risque viendrait des personnes infestées dans la communauté qui ne respecteraient pas leur quarantaine. Un autre risque pourrait aussi venir des voyageurs qui passent dans cette communauté et ce dernier danger serait beaucoup plus critique si ces voyageurs venaient de communauté où l’infestation est toujours présente.

Le même raisonnement s’applique pour n’importe quel activité économique. Dans une communauté saine, sans COVID, le danger vient toujours des voyageurs.

 20200617