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L'ex-Pétro-Canada

By Bernard

Moins poussé idéologiquement à intervenir dans l'économie, le gouvernement fédéral a investi plus tardivement dans Pétro-Canada.  Il le fit lors d'une période où les entreprises pétrolières étrangères quittaient le pays, étant donné la baisse éventuelle des prix de l'énergie à la fin des années 1970 et suite à la politique du gouvernement lui-même.  Le fédéral paya donc à prix fort une place dans une industrie en perte de vitesse. 

Les gouvernements suivants ont renversé cette politique et privatisé Pétro-Canada,  après avoir englouti des milliards de nos dollars si rares aujourd'hui.

Les investissements fédéraux n'ont pas empêché que se perpétue la dépendance canadienne dans cette industrie vitale qu'est l'énergie.  Cela se constate avec l'expansion d'Ultramar, société britannique de plus en plus visible, qui étend son aigle d'or d'un océan à l'autre, sans parler de l'enseigne d'ESSO.

Avec la montée du prix du baril de pétrole en 1973, laquelle quadrupla (passa d’environ 18 cents le litre à plus de 80 cents), le Nouveau Parti Démocrate (NPD) amenda un projet de loi pour créer une société afin de tenter de stabiliser les prix de consommation et avoir un gain économique sur les intérêts des ÉUA.

La compagnie a vu le jour en 1975 après avoir été accepté par les Libéraux minoritaires de cette époque.  En 1981-1982 il y eut une crise mondiale de surproduction et les prix chutèrent énormément.  Petro-Canada eut énormément de misère à suivre le courant, c’est alors qu’en 1991 la compagnie devint privée à 81% puis complètement en 2004 par le gouvernement de Paul Martin.

Aujourd’hui, Petro-Canada occupe le 36e rang mondial de l’industrie pétrolière. Elle possède plus de 23,85 milliards d’actifs et a réalisé 2,7 milliards de profit net en 2007. Une compagnie pour qui le moins va bien jusqu’à présent.

20150427