Professor Bernard's picture

L'assurance-vie

By Bernard

L'assurance-vie devrait s'appeler l'assurance-mort, puisque la seule assurance dont chacun peut jouir tout au long de sa vie est de mourir un jour. Mais qui achèterait de l'assurance-mort?

Contrairement à l'assurance générale, les assurés sur la vie ne meurent pas tous à la fin de la période d'assurance, c'est-à-dire à la fin de l'année. Mais chacun mourra un jour! Il faut donc que la compagnie d'assurance-vie accumule des réserves pour payer un jour les prestations au décès, ou d'invalidité, ou les autres prestations prévues à la police d'assurance-vie. Ceci constitue les réserves actuarielles, parce qu'elles sont calculées par les actuaires à partir des tables de mortalité et d'autres fatalités.

Les compagnies d'assurances-vie sont donc d'immenses réservoirs d'épargne. Ces épargnes sont investies à long terme, soit en hypothèques, soit en obligations gouvernementales, soit en obligations ou débentures diverses.

Pour diversifier leurs risques, les compagnies d'assurances vendent aussi des rentes. Il s'agit de payer une certaine somme d'un seul coup ou durant toute sa vie de travailleur pour jouir d'une rente à sa retraite.

Le risque est inversé. Dans l'assurance-vie, le risque de la compagnie d'assurance est une mort subite: la prestation coûte relativement cher; c'est pourquoi notre vie leur tient à coeur! Par ailleurs, le rentier dont la longévité s'éternise coûte très cher à la compagnie qui lui a vendu une rente. C'est le risque contraire.

20111215