Professor Bernard's picture

L'IDH, l'indicateur du développement humain

By Bernard

Voici une partie du rapport de recherche de Mélanie Bazin, groupe 6210, en l'an 2000.

L’indicateur du développement humain (IDH) est calculé chaque année depuis 1990 afin de déterminer les avances générales des aspects fondamentaux du développement humain à l’aide d’un indicateur composite et d’opérer ainsi un classement entre les pays.

L'indicateur du développement humain mis au point par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) est une combinaison chiffrée de critères socio-économiques permettant de mesurer le progrès d'un pays sans se fonder sur le seul PNB. Ses composantes sont au nombre de trois: longévité (espérance de vie à la naissance), savoir (taux d’alphabétisation et scolarisation) et niveau de vie (revenue par habitant corrigé des différences de pouvoirs d’achat). L’IDH est donc une bonne façon de classer les pays. Il est intéressant de savoir que le Canada se classe premier pour cette indice.

Maintenant, regardons d’autres indices globaux. Tout d’abord, le ISDH (indicateur sexospécifique du développement humain). La différence majeure entre IDH et ISDH, est que ce dernier mesure les inégalités sociologiques entre les sexes. Les composantes sont les mêmes, mais leur outil de mesure tient compte du sexe. Selon une étude, ISDH calculé pour 146 pays, l’ISDH démontre qu’aucun pays ne traite les femmes aussi bien que les hommes. Les femmes en Guinée, représentent 51,2% de la population, réalisent 40 à 50% des opérations économiques du pays. Dans le secteur rural, on compte en moyenne 114 femmes pour 100 hommes actifs, ce qui représente en main d’œuvre de 53,3% pour les femmes contre 46,7% pour hommes.

Par la suite, le Rapport mondial sur le développement humain 1997 a lancé le concept de pauvreté humaine, exprimé par une nouvelle mesure à plusieurs composantes, l'indicateur de la pauvreté humaine (IPH).  Il y a deux  catégories. Tout d’abord, l'IPH-1 qui concerne les pays en développement. Le calcul de la longévité, du savoir (taux d’analphabétisme des adultes) et des conditions de vie (privé d’accès à l’eau potable et aux services de santé, % des enfants souffrant d’insuffisance pondérale) diffèrent. Par ailleurs, l'IPH-2 concerne les pays industrialisés. Encore une fois les composantes restent les mêmes (sauf que la composante participation ou exclusion est ajoutée qui est basé sur le chômage), mais leur outil de mesure diffère. La longévité tient compte du % d’individus dont l’espérance de vie ne dépasse pas 60 ans, le savoir regarde le taux d’illettrisme des adultes et puis finalement les conditions de vie traitent du % de la population vivant sous le seuil de la pauvreté monétaire.

20141216