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Les premières organisations permanentes

By Bernard

C'est la deuxième moitié du dix-neuvième siècle qui voit la naissance des organisations permanentes. Ces dernières ont structuré le monde ouvrier.

Les Chevaliers du travail (Knights of Labor) font faire, en Amérique, les premiers pas des centrales syndicales; la Fête des Travailleurs, le premier mai de chaque année, rappelle une manifestation des travailleurs, au marché aux foins de Chicago, le premier mai 1888. Cette manifestation fut réprimée par la police et fit plusieurs morts.

Pourtant, ce que réclamaient les travailleurs, là comme partout dans le monde occidental à ce moment-là, était tout à fait raisonnable: la journée de huit heures! Avec l'invention de l'électricité, le travail était possible même la nuit; les capitalistes ambitionnaient sur leurs nouvelles possibilités. Les travailleurs revendiquaient donc la journée de huit heures et le mouvement devint international.

La demande fut ultérieurement accordée, après que le mouvement syndical étatsunien eut été démantelé par les actions combinées du patronat, des gouvernements et de la police. Les Chevaliers du travail formèrent, jusqu'aux années 1894, la majorité du Congrès, regroupant les organisations de travailleurs et ils furent expulsés du mouvement en 1902.

Après les Chevaliers du travail, le mouvement ouvrier étatsunien se divisa et ne fut jamais capable de retrouver son homogénéité. Deux sortes de syndicats se formèrent: des syndicats de métiers (plombiers, électriciens, infirmières) et des syndicats d'entreprises (textile, cuir, pâtes et papiers).

Cette division existe toujours, aujourd'hui. Deux centrales en émergèrent, aux États-Unis: American Federation of Labor (A.F.L.) et Central of Industrial Organisation (C.I.O.). Elles fusionnèrent au milieu du vingtième siècle pour former l'actuel A.F.L.-C.I.O..

20150511