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Le machinisme et la division du travail

By Bernard

Le stock de capital va aussi en augmentant, ceci à un rythme de plus en plus rapide. La productivité s'accroît ainsi que le rendement. Le capitaliste est mieux placé que les travailleurs pour en profiter; en effet, tous les travailleurs ne sont pas bien placés pour s'organiser, revendiquer leurs droits et garder les résultats de la production qui leur revient.

La période actuelle, depuis 1982, confirme cette perspective. La concurrence entre les travailleurs s'amplifie, puisque l'automation crée du chômage et que le nombre de personnes dans l'armée de réserve s'accroît. La concurrence entre les travailleurs augmente donc et l'obtention d'un travail peut devenir une faveur qui se paye! Avec l'augmentation de la productivité du travail et de la capitalisation, nous assistons à celle de la division du travail.

La division du travail est à l'origine même du capitalisme, divisant d'abord le travail entre les travailleurs et les machines. Puis, avec les progrès de la technologie, la division du travail s'est accentuée, entre les différentes machines et les spécialisations des travailleurs.

Avec Taylor, la chaîne de montage a fait son apparition et le taylorisme a permis aux entreprises capitalistes du vingtième siècle de produire plus avec encore plus de machines. Le machinisme amène lui-même plus de machinisme; la division du travail entraîne plus de division du travail et l'automation engendre l'automation!

20110505