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L'effet de la migration

By Bernard

L'arrivée des immigrants, comme le départ de nos émigrants, peut changer la structure de la pyramide d'âge, les taux de dépendance et de participation; en somme, tous les éléments d'analyse de la population risquent d'être modifiés.

Dans son livre "L'audace d'espérer", publié en 2006 en vue de sa présidence des ÉUA, Barack Obama présente les obligations liées à la nationalité:

  • "Une langue commune,
  • des allégeances communes,
  • un objectif commun et
  • une destinée commune." (Page 273)

Ces effets dépendent de l'origine des immigrants, mais aussi de l'accueil que nous leur réservons. En fait, le principal problème démographique du Québec, à long terme, n'est ni la natalité, ni le vieillissement, ni la migration internationale, mais la migration interprovinciale du vingtième siècle et l'exode de nos ancêtres vers les États-Unis, au siècle précédent.

Phénomène nouveau pour l'ensemble du Canada, la migration commence à dépasser l'accroissement naturel.  Selon Vincent Marissal, dans La Presse du 9 juillet 1998,  la migration nette canadienne (175000) a dépassé l'accroissement naturel (150000) pour la première fois en 1996.  En 1995, l'accroissement naturel (167000) dépassait encore la migration nette de 2000.

Voyons maintenant ce qui en est pour les migrations québécoises.

20150907