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Les changements climatiques dans le reste du Canada

By Bernard

Voyons maintenant ce qui s’est produit dans le reste du Canada. En Colombie-Britannique, la pire inondation rapportée est survenue en mai 1894 sur le fleuve Fraser entre la rivière Harrison et la région de Richmond. Plus récemment, au printemps 1948, malgré les digues érigées en défense, l’inondation fut plus dommageable à cause de l’augmentation de la population. En 1972, les dommages atteignirent près de dix millions de dollars et les villes de Prince George, Kamloops et Surrey furent durement touchées. En 1964, un tsunami vint frapper la côte de la Colombie-Britannique dans la baie d’Alberni, détruisant bateaux, maisons, voitures et toute les infrastructures.

En Alberta, les inondations des rivières Bow et Elbow détruisirent les ponts et les lignes ferroviaires près de Calgary en 1879, 1902, 1915, 1929 et 1932. La rivière Saskatchewan Nord sortit de son lit en 1915, causant des dégâts à Edmonton, en Alberta, jusqu’à Prince Albert, en Saskatchewan. On a répertorié plusieurs dizaines d’autres inondations importantes dans les prairies jusqu’à la pire, au printemps 2005, et la plus récente, en 2013.

Au Manitoba, la Rivière Rouge crée la région la plus susceptible aux inondations du reste du Canada, venant des ÉUA en profitant du fond de l’ancien lac glaciaire Agassiz. Les inondations furent datées dès 1776, 1826, 1852 et 1861; les pires survinrent en 1950, 1966, 1979 et 1997.

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En Ontario, les pires inondations à survenir près des Grands Lacs furent celles de 1952, 1972-1973 et 1985-1987. En octobre 1954, les fortes pluies associées à l’ouragan Hazel ont forcé les rivières Don et Humber de Toronto à sortir de leur lit et causer la mort de quatre-vingts personnes, ainsi que de très lourds dommages. En 1961 à Timmins, un orage entraîna l’inondation de Town Creek, détruisant routes et maisons et causant la mort de cinq personnes. En mai 1986, l’inondation de la rivière Winisk, près de la baie d’Hudson, a anéanti le lotissement de la Première Nation Weenusk et fit deux morts.

On remonte à 1696 pour une inondation du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, répétée récemment en 1902, 1936, 1976 et 1987. Les ouragans Edna (1954), Gladys (1968) et Belle (1976), et la tempête tropicale David (1979) ont aussi provoqué des inondations coûteuses.

Pour la Nouvelle-Écosse, l’année 1759 marque la première inondation importante rapportée. Le dégel hâtif de janvier 1956 a détruit une centaine de ponts. En août 1971, l’ouragan Beth a causé les inondations les plus coûteuses, comme la tempête du 2 février 1976, surtout dans les régions côtières.

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Dès novembre 1755, l’inondation de la région de Bonavista, à Terre-Neuve, fut probablement causée par le tsunami provoqué par le violent tremblement de terre qui détruisit Lisbonne, au Portugal. En 1904, Plaisance, au sud-est, connut une importante inondation. Toutes les rives de l’île furent touchées à un moment ou l’autre par les océans, mais elles sont protégées par les froids de l’hiver qui ne permettent jamais de redoux. Le tsunami du 18 novembre 1929 frappa la péninsule de Burin, détruisant de nombreuses structures et tuant 27 personnes, mais la nouvelle de la catastrophe ne parvint au Canada continental que trois jours plus tard.

La petite Île-du-Prince-Édouard est presqu’à l’abri des inondations, ne possédant que peu de rivières, mais les pluies d’avril 1962, septembre 1999 et mars 2003 endommagèrent les infrastructures. Par ailleurs, ses rives sont fragiles devant les ondes maritimes.

20191030