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Le méthane

By Bernard

Le méthane (CH4) est un gaz naturel produit principalement par la décomposition sans oxygène des matières organiques. La quantité de méthane a semblé stable dans notre univers depuis les dernières deux mille années, mais il a augmenté depuis la révolution industrielle. Le méthane se retrouve en réserve dans le sol et le sous-sol, dans l’eau de mer et dans l’air. Le volume de ces réserves est inconnu. Le méthane se transforme en eau avec les ions libres OH.

L’effet du méthane est exprimé en W/m2. Depuis 1978, on mesure le méthane dans l’atmosphère et aujourd’hui, il y a soixante stations d’observation dispersées tout autour de la Terre. Les données antérieures sur le méthane sont extrapolées à partir des carottes de glaces extraites de l’Antarctique et du Groenland. On a mesuré les quantités de méthane depuis cent quarante mille ans au Groenland et huit cent mille ans en Antarctique. Les conditions pour que le méthane soit emprisonné dans la glace font que l’incertitude dans son âge varie de cent ans pour le Groenland et de mille ans pour l’Antarctique.

Le méthane gazeux forme dix-huit dix millièmes pour cent des gaz dans l’atmosphère. Son effet est cependant trente-quatre fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone soit cinquante pour cent de plus au total. Pourquoi parle-t-on autant du dioxyde de carbone et presque jamais du méthane gazeux?

Certains savants proposent que le méthane serait la troisième plus importante cause de l’effet de serre après la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone, mais le méthane serait peut-être un résultat de l’effet de serre plutôt qu’une de ses causes et le méthane amplifierait cet effet de serre. Depuis 1700, le méthane aurait haussé l’effet de serre de dix-sept centièmes pour cent, soit six millionièmes par année. Depuis 1700, le dioxyde de carbone aurait haussé l’effet de serre d’un demi pour cent, soit seize millionièmes par année, ce qui est supérieur à l’effet du méthane.

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Certains savants disent qu’en Antarctique, lors des époques glaciaires, la teneur maximale du méthane aurait été de trente-cinq centièmes de parties par million en volume et de soixante-dix-sept centièmes de parties par million en volume vers l’an 1700, soit plus du double. Au Groenland, lors de la dernière glaciation, la teneur minimale du méthane aurait été d’une demi-partie par million en volume et de soixante-dix-neuf centièmes de partie par million en volume vers l’an 1700 pour une moindre augmentation.

D’autres savants disent qu’avant l’an 1000 et jusqu’en 1800, la concentration du méthane dans l’air était d’une partie et sept dixièmes par million en volume. Aujourd’hui, on estime que cette concentration est de deux parties et sept dixièmes par million en volume.

20191129