Professor Bernard's picture

Les prévisions

By Bernard

Pour faire ses prévisions, le GIEC a utilisé des modèles très sophistiqués opérés sur les magnifiques ordinateurs offerts par la technologie moderne et des budgets mirifiques. Cependant, leurs résultats ne pouvaient pas être de meilleure qualité que les données entrées dans les modèles. C’est toujours le problème avec les données sur le climat.

Premièrement, le nombre des données potentielles est immense. Pensez au nombre d’observations requises chaque heure pour connaître la température exacte sur tous les points d’observations autour de la Terre depuis assez d’années pour faire des prévisions sur un siècle. Au Canada, par exemple, on ne connaît que le maximum et le minimum quotidien des centaines de stations climatiques établies depuis 1840. Parfois, les données d’une journée sont manquantes, ou bien elles ont été estimées, on ne sait comment, comme les cas de Magog et de Cornwall ON le démontre. Imaginez alors comment obtenir ces données valables au-dessus des océans, qui occupent plus de soixante-dix pour cent de la surface de la Terre. Imaginez les obtenir partout au vingt-et-unième siècle ou avant. Impossible.

La publication mensuelle des données sur le chômage par Statistiques Canada nécessite une enquête mensuelle auprès de cinquante-quatre mille ménages canadiens, dont un sixième de l’échantillon change chaque mois. La loi oblige les répondants à donner des réponses exactes. Les données collectées depuis des décennies sont utilisées, d’une façon pondérée, pour présenter les résultats du dernier mois, sans jamais faire de prévisions. Ça, c’est scientifique!

Les magnifiques modèles sur le climat ne contiennent pas assez d’informations sur un nombre suffisant d’années sur une étendue suffisante de la Terre pour que le GIEC fasse ses prévisions sur un siècle. Pour compenser, le GIEC cherche des corrélations avec la température.

Deuxièmement, le GIEC a établi une corrélation entre la température terrestre et certains GES dans l’atmosphère, dont le dioxyde de carbone. Il a ajouté que l’augmentation des dits gaz prédit la température future. Ce système de pensée présente plusieurs problèmes.

Il faut d’abord savoir que les GES sont une infime partie des gaz de l’atmosphère. On y trouve aussi des solides et des liquides, lesquels font baisser la température de l’atmosphère; le GIEC commence à s’en préoccuper, mais sans changer ses prévisions originales. Parmi les gaz mesurés au niveau du sol, les GES et autres particules comptent pour moins de cinq centièmes d’un pour cent de l’atmosphère, soit moins de cinq parties pour dix mille ou cinq cents parties pour un million en volume. Les gaz de l’atmosphère sec sont surtout le diazote pour soixante-dix-huit pour cent, le dioxygène pour vingt-et-un pour cent et l’argon pour presqu’un pour cent, tous trois sans effet sur la température, dit-on.

Les prévisions du GIEC furent établies à partir de l’hypothèse que la croissance du dioxyde de carbone, entre autres, a fait augmenter la température et que ce dioxyde de carbone fut principalement produit par les humains, les méchants des changements climatiques. Il faut savoir que l’effet de serre est un phénomène prouvé et observable dans toute serre exposée au soleil. Il est aussi prouvé que le dioxyde de carbone est un gaz qui provoque l’effet de serre. Cependant, on connaît d’autres facteurs qui affectent le climat et le GIEC, après trente ans, commence à s’en préoccuper. Parmi ces facteurs, notons les autres GES, comme le méthane et le protoxyde d’azote, pour lesquels on manque de données, la vapeur d’eau, qui forme de deux à sept pour cent de l’atmosphère, dont on a oublié d’étudier les effets, les aérosols et autres solides qui refroidissent la température, les puits de température, qui demeurent des phénomènes inexpliqués et l’absorption du dioxyde de carbone jusqu’à 90 % par les océans. Plus loin, j’introduirai les CFC et leur effet sur l’ozone et le climat, dont le GIEC ne dit rien.

Quand j’étais producteur horticole, j’avais une serre recouverte de deux films de plastique. Si ces films n’avaient eu qu’une densité de 400 parties par million, ma serre n’aurait jamais été chaude.

Ce ne sont encore que des facteurs ou des corrélations. Les causes sont difficiles à établir scientifiquement. La différence est qu’une cause est un lien absolu : tel cause amène toujours tel résultat. Pour les facteurs et corrélations, on relève une fréquence de résultats, mais les mêmes éléments et circonstances n’amènent pas toujours les mêmes effets. Par exemple, on sait que fumer cause le cancer, mais tous les fumeurs ne meurent pas du cancer, alors que des non-fumeurs en meurent.

Le GIEC est célèbre pour présenter l’avenir des changements climatiques avec son augmentation extrémiste de la température terrestre. Dans son rapport de 2014, le GIEC proposa que la température terrestre augmenterait de trois et sept dixièmes à quatre et huit dixièmes (2,5 à 7,8) degrés Celsius d’ici l’an 2100 (RID3.4). Il écrit ailleurs (RID3.2) que cette augmentation dépassera quatre degrés Celsius d’ici l’an 8000 et que le niveau des mers sera alors plus haut de sept mètres. Et ils se disent des scientifiques! Malheureusement, ce sont ces images que nous transmettent les médias.

20191028