Professor Bernard's picture

L'introduction aux Gasnier

By Bernard

Le 5 juin 1920, Éphrem Gagné et Léa Ledoux ont aménagé dans leur nouvelle maison du chemin des Pères, près de Magog, avec leurs cinq premiers enfants survivants, tous nés sur une terre de roche du onzième rang, au coin du troisième rang, à Saint-Pierre-de-Broughton.

La nouvelle terre toute équipée fut achetée de Joseph Dion et payée $ 9100, dont 5000 piastres comptant, le solde à payer dans les années suivantes au vendeur. En 1936, Éphrem obtint la médaille d’argent du Mérite agricole, témoignage de la bonne gestion de sa ferme. En 1950, Jules acheta la terre et Éphrem se construisit un cottage à Magog, rue Merry au coin de Rexford. Il y vécut jusqu’à son décès en 1964, à l’âge de 77 ans et trois mois.

Treize autres enfants sont nés dans les seize années qui ont suivi leur arrivée à Magog, avant que deux des trois aînés se marient le même jour, le 9 août 1937, alors que bébé Claude n’avait pas encore un an. Léa, presque toujours enceinte, mena adroitement sa maisonnée. Elle est décédée le 30 décembre 1956, entourée de ses enfants dans cette fête du jour de l’an chez Fernand. Elle avait 63 ans et 8 mois.

Éphrem et Léa ont laissé plus de soixante petits-enfants et aujourd’hui, leurs descendants se comptent en centaines. L’album de famille, préparé par Angèle en 1986, en présente plusieurs dizaines. Depuis ces trente-quatre années, au moins une autre génération s’est ajoutée.

Dans cette monographie, je vais vous présenter les ancêtres de notre aïeul, Éphrem Gagné, en commençant par nos ancêtres immigrants de la famille de Louis Gasnier et de Marie de Launay, mariés en France et émigrés après le décès de leur premier fils. L’aînée des filles, Louise, est née en janvier 1642 à Igé, en France, et la suivante, Marie, est née le 5 septembre 1644 à Québec, ce qui détermine leur migration entre ces deux dates.

En remontant dans le temps, on verra une première lignée avec les Gignac et les Paré en France, et les Radcliffe en Angleterre. Cette dernière famille nous ouvre à l’aristocratie européenne des débuts du millénaire précédent. Une seconde lignée commence avec notre Louis, né à Québec le 7 juillet 1651 qui, par son épouse Gagnon et les Charpentier, nous mène aux de Melun, dont Antonius qui aurait connu le roi Clovis.

J’ai aussi trouvé autres plusieurs lignées européennes, liées ou non aux précédentes. J’ai arrêté mes inscriptions à l’an mil et à cette date, j’ai noté quelques centaines d’aïeux, dont plusieurs rois, de Jérusalem à l’Espagne, en passant par la Syrie et la plupart des pays d’Europe. Je continue mes recherches pour trouver d’autres ancêtres. Évidemment, on partage ces aïeux avec une multitude d’autres citoyens d’aujourd’hui, au Québec et ailleurs dans le monde. On est tous parents quand on remonte à Adam et Ève!

20201002