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Changchun, mai 2006

By Bernard

Le 22 avril dernier, je suis donc retourné à Beijing pour fuir l’hiver permanent de Changchun.  J’y suis resté quatre jours avant de revenir à Changchun.

À mon retour, j’ai trouvé les prunus en fleurs, blancs ou mauve, de même que les forsythias avec leur jaune caractéristique.

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Le parc Chaoyang avec Smile et les forsythias et prunus.

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La place de la culture, où se réunissent les lanceurs de cerfs-volants.

Mon cours séjour à Beijing

J’ai passé les premières journées seul, dans l’immense appartement.  Je voulais sentir la chaleur, pas le fret de Changchun!  J’en ai profité pour visiter quelques amis.

Je suis aller magasiner des fleurs et autres objets inutiles, mais si beaux en décoration, avec Min, une jolie jeune Chinoise qui parle français.  Elle travaille à l’ambassade du Canada, dans la section Québec, et son travail est l’organisation de la Fête nationale.

Au bar The Tree, style pub belge, j’y ai revu un ingénieur mauricien qui travaille à la Banque mondiale.  Il veut continuer sa vie en Chine parce que sa fille s’y est installée.

J’ai aussi revu Liming, un Chinois que j’avais connu au Québec et qui m’a introduit à Changchun.  Il est marié à une beauté, ex vedette de cinéma locale, aui était présente lors de notre rencontre.  Ils ont l’intention de bientôt commencer leur famille et sa femme ira au Canada pour l’accouchement.  Liming a obtenu sa citoyenneté canadienne durant ses études d’administration à Lennoxville et Montréal.

J’ai aussi beaucoup lu, à partir des livres de Rosaline, qui en possède des centaines.  Un des meilleurs est de John C. Maxwell :  The Success Journey.  Un très bon livre qui explique que le succès n’est pas d’obtenir quelque chose, mais c’est le voyage qui nous y mène.  J’ai aussi lu un des derniers livres de Zig Ziglar :  Over The Top.  C’est le meilleur livre que j’ai lu depuis des années.  Zig résume ce qu’il a appris durant sa vie :  comment devenir le meilleur moi-même et arriver au sommet, signifiant sur le sommet, pas seulement en vue de ce sommet, ce qui était son objectif quand il a écrit son premier livre en 1973 :  Rendez-vous au sommet.  Ces deux livres (Maxwell et Ziglar) se complètent :  le processus du succès est le plus agréable, si on le compare à l’échec : de toutes façons, on vit ce processus!  De plus, la perfection est de se maintenir au sommet dans un processus de perfectionnement perpétuel.

Pour le retour, j’ai du attendre une journée de plus que prévu parce que tous les billets de train avaient été vendus.  Je suis cependant revenu à Changchun avec un rhume carabiné attrapé à Beijing, un de ces méchants virus chinois auxquels je ne m’habitue pas encore.

Le lancement d’un complexe immobilier

J’ai été invité à un lancement d’un complexe immobilier.  C’était un dimanche matin.  J’y suis allé avec Kathy, une amie américaine qui enseigne l’anglais au collège où j’enseignais l’automne dernier.  J’y ai rencontré le couple qui m’a invité :  Michael, un français qui étudie le droit international au niveau gradué et Anahit, sa femme d’origine arménienne qui étudie aussi.  Aussi Victor, un jeune russe qui étudie en économie au niveau gradué et Peter, un autre professeur d’anglais d’origine canadienne.

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La scène, que regarde Peter et Kathy.

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La photo de groupe;  Shoghi R. Tufts et Kathy Mueller; les deux intellectuels étudiants au doctorat.

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Les trois animatrices; celle qui m'a donné le ballon regardant la salle mi-vide!

Il y avait aussi quelques allemands parce que le thème du marketing est « German Year at Up-Up Town ».   Je suis déjà allé dans ce développement;  j’y ai même nagé l’an dernier dans la petite piscine.  C’est de la grande classe, mais pas la première :  abordable pour la classe moyenne supérieure chinoise.  Pour les étrangers qui ont des salaires de niveau international, c’est un aubaine!

Il y avait aussi une foule imposante occupant le grand salon de l’hôtel Shangri La.  Ils avaient invité une actrice chinoise de HongKong, très belles, elle et les deux MC, une de Beijing et l’autre d’une station de TV locale.

Il y avait des prix de présence, des ballons de soccer autographiés, et j’en ai gagné un, ce qui a mis la MC en difficulté lors de la présentation, mais c’est une professionnelle de grande qualité.  C’était celle de Beijing, qui parle très bien chinois, et qui a la parole facile.  J’ai donc répondu en peu de mots, faisant quelque signes pour que les chinois comprennent quelque chose.  Ils ont bien aimé et j’ai bien apprécié le ballon.  Je l’apporterai à Guillaume pour son anniversaire.

La présentation terminée, nous avons profité d’un buffet de grande qualité pour jaser entre occidentaux , les allemands demeurant entre eux.

La fête des travailleurs

En Chine, la Fête des Travailleurs est une des trois grandes festivités de l’année.  Les deux autres sont les Fêtes du Nouvel An Lunaire et la Fête Nationale.  C’est une perspective différente de notre culture.

Pour chaque occasion, les entreprise nationales sont fermées pour une semaine ou davantage.  C’est donc congé scolaire du premier au sept mai, inclusivement.  C’est aussi congé dans plusieurs entreprises.  Tout le monde se déplace pour aller visiter sa famille, ses amis ou pour faire une visite touristique.

Je voulais aller à Beijing durant cette semaine avec un ami pour lancer une idée d’entreprise et ce fut impossible d’obtenir des billets de train, sinon des trains de troisième ordre, extrêmement lents, rajoutés pour l’occasion.

J’ai donc passé la semaine à Changchun.

Mon excursion de mai

Je devais repartir le mercredi, 10 mai, n’ayant pas pu obtenir de billet de train à une date plus hâtive;  mais mes amis de Beijing m’ont appelé pour me demander de venir plus tôt.  J’ai donc fait appel à mon associée Smile, qui est guide touristique;  elle m’a trouvé un billet pour Beijing en 24 heures… et je suis parti le samedi 6 mai.

Beijing

Je ne suis pas resté longtemps à Beijing :  le temps de rencontrer les parents d’une associée, Zhang Jie.  Son père est pêcheur, après avoir été dans la marine avant d’en être chassé durant la Révolution culturelle.  Maintenant, il pêche pour les touristes, les amenant dans sa barque.  La mère de Zhang Jie ne travaille plus;  elle n’en a pas la santé.

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Tina avec son père, son mari et sa mère.

Dezhou

Le lundi matin, assez tôt, Zhang Jie et moi, nous nous sommes rendus à la gare de Beijing ouest pour le train vers Dezhou, ville à la limite ouest du Shandong.  C’est une ville en pleine expansion.

J’ai rencontré sur le train un jeune chinois qui travaille à la bourse du coton.  Il y est analyste, donnant les instruction aux agents sur le parquet et aux commis du marketing.  C’est une tâche assez risquée!  Actuellement, le prix du coton est très bas, mais il achète pour les prochains mois, le « coton futur ».  La ville de Dezhou est au centre d’une région de production du coton.  Il y a trois bourses du coton en Chine.  J’ai visité le bâtiment, la salle des transactions et le bureau de mon ami.

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Tina;  Lucy Liu Remin et sa fille;  trois autres associées.

A Dezhou, mon organisation est minimale :  deux associées.  C’était avant mon arrivée.  Depuis, le groupe est en pleine expansion et j’ai hâte d’y retourner.  C’est impressionnant le travail qui peut se faire en deux jours quand tout le monde pousse dans le même sens!

Binzhou

Le mercredi en après-midi, nous nous sommes dirigés vers Binzhou, où j’étais allé le mois précédent.  Nous nous sommes installés dans une autre partie de la ville, au centre.

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La fanfare qui m'a accueilli;  mes deux leaders; les fantastiques roses.

Le vendredi matin, une dame est venue me consulter à propos de sa fille qui ne veut pas faire ses devoirs scolaires.  La jeune fille est en troisième année primaire et revient de l’école vers 16h.  Sa mère insiste pour qu’elle fasse ses devoirs immédiatement, mais la fille, qui aime beaucoup jouer, ne s’applique pas et fait tout ça de travers, au grand dé;plaisir de son enseignante et de sa mère.  Elles sont découragées et  la mère me demande quoi faire.  Que suggérez-vous?

J’ai posé quelques questions pour bien cerner le problème, qui est celui de la mère et non celui de la fille!   La mère aime que tout soit parfait, à sa manière, exactement?   Je lui ai suggéré de laisser jouer sa fille avant le souper et d’exiger qu’elle fasse ses devoirs après le souper, avant de ressortir pour jouer. La fille sera moins tentée de sortir jouer si elle a déjà joué pendant aussi d’une heure entre l’école et le souper!  Qu’en pensez-vous?

C’est un exemple de mon travail ici :  conseiller les gens sur leur problème.  À Binzhou, j’ai aussi trois cas de divorce sur la table!  Des cas moins faciles!

Zhouping

Ce vendredi, après la consultation, dont j’ai fait mention, et quelques autres activités, dont une grande marche de plus d’une heure, nous sommes parti pour Zhouping en bus.  Plusieurs personnes nous y attendaient et je n’ai pas chômé, ni ce vendredi, ni le samedi.

Le dimanche, c’était la fête des mères et le rythme a ralenti.  C’était d’ailleurs le temps de quitter pour l’étape suivante.  La leader de Zhouping  nous mena jusqu’à une grosse ville voisine, Zibo, pour prendre un autobus direct pour Dongying.

Vers Dongying

En route vers Zibo, nous sommes arrêté à la maison de notre chauffeure;  cette petite maison a été construite par son père et agrandie par son mari;  je dis son mari, mais c’est un fainéant;  c’est elle qui a tout payé.  La maison est la dernière d’un village;  c’est voisin d’un champ de blé.  Les pièces sont autour d’un cour centrale.  Comme cette dame est très occupée et que le mari ne fait rien, un certain désordre y régnait.

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La salle de séjour, et l'armoire de Nutrilite, ave Tina et son chat.

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La salle de séjour et son occupante;  les portes d'entrée et la voie d'accès.

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Derrière la maison, c'est la culture extensive du blé..

Dans l’autobus, mon ami parlait avec les autres chinois, mais elle ne pouvait pas comprendre le chinois parlé par un groupe de paysans :  c’est la Chine.  Même dans une même région, les gens ne parlent pas la même langue chinoise, mais des dialectes très locaux incompréhensibles aux voisins.

Dongying

À Dongying, je suis chez moi et Zhang Jie aussi, mais deux différentes places :  je suis à l’hôtel, dans une chambre-bureau louée à l’année et elle dans son appartement.

Lors du séjour précédent, j’avais tenté sans succès de prendre contact avec des étrangers.  Cette fois, j’ai réussi à trouver leur tanière.  Ils ne sont pas nombreux :  quelques dizaines peut-être, contre des centaines à Changchun et 400,000 à Beijing seulement!  Je dis que nous formons la 57e minorité en Chine, et que nous sommes une minorité visible!

Note :  La Chine reconnaît 56 minorités culturelles, dont les plus connus en Occident sont les Tibétains.  La majorité, les Hans, forment plus de 90% de la population.

J’ai donc passé deux soirées avec mes collègues minoritaires, Canadiens, Australiens, Anglais, Français, Portugais, Américains…  La plupart ont des professeurs d’anglais, à tous les niveaux du primaire à l’université;   deux sont des représentantes en vin;  un autre ingénieur sur les champs de pétrole.

Dongying est situé au centre du second champ pétrolifère en importance en Chine, le principal étant au Sinkiang, à l’extrémité ouest du pays.  C’est un futur Dallas.  Je cherche JR!  Les employés sont mieux payés qu’ailleurs, mais ils n’aiment pas y travailler.  Les heures sont longues et le travail exigeant.

Le lundi matin, nous avons tenu une réunion des associés pour planifier la semaine.  Et les journées ont passé rapidement, entrecoupées de mes soirées occidentales.

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Toutes des figures de femmes dynamiques!

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Le tour de la salle!

Le samedi en après-midi, nous nous sommes dirigés vers la gare pour prendre le train vers Jinan.  Cette gare ferroviaire n’a pas de salle d’attente.  Le train nous attendait sur la voie ferrée, et nous l’attendions dans la cour extérieure de la gare, comme un troupeau, sans trop d’ordre.  Les Chinois ne sont pas capables de respecter l’ordre, en foule.  Les Coréens le font très bien, mais pas eux.  C’est à qui va passer devant l’autre; chacun poussant.  J’avais une petite dame de mon âge, environ, qui me poussait dans le dos :  fatigante!  Finalement, elle est allé rejoindre une autre amie, en avant, mais elle a dû passer après moi!  Fatiguant!  Je suis devenu Chinois avec les Chinois!

Dans le train, c’était la cohue.  Plusieurs passagers s’y entassaient dans les corridors, n’ayant pas obtenu de billet pour une place assise.  J’ai d’ailleurs dû déloger quelqu’un qui occupait mon siège.  Fatiguant!

Le trajet vers Jinan a duré environ 3 heures.  Zhang Jie et les autres Chinois du groupe, nous étions six, ont jasé avec les voisins.  J’ai pu faire de même durant la dernière partie du voyage, ayant rencontré un Chinois bilingue.

Jinan

Arrivés à Jinan vers 19h, nous sous sommes dirigé vers le restaurant où Rosaline nous attendait, avec d’autres amis, pour le souper.  J’y ai retrouvé deux associés de Changchun, Smile et sa mère.  Les autres convives étaient les grands leaders de Jinan, dont Sherry et les organisateurs de la conférence du lendemain.

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Dans la chambre de l'hôtel, avec la fille de Maria Wang Jia.

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Les convives à table pour le souper.

Après le souper, Rosaline a tenu un session de formation des leaders de Jinan et mon groupe y était invité.  J’ai pu profiter d’une partie de cet enseignement :  une conférence sur vidéo en anglais, avec interprétation en chinois, d’un auteur bien connu :  Robert Kiyosaki.  Il y parlait des idées importantes de son livre, Père riche , père pauvre, un best-seller de l’an 2000.  Le reste de son enseignement était en chinois, mais j’en comprenais des bouts, sachant de quoi elle parlait.

Le dimanche, c’était la grande conférence.  En fait, il y avait deux conférences et je suis allé présenter en avant-midi mon petit STP dans le groupe de Wang Jia, devant une salle de 200 personnes, dont une grande partie de mon propre groupe.  En fin d’après-midi, j’ai présenté le même STP devant le groupe de plus de 600 personnes, associés avec Sherry.

Les jasettes ont été nombreuses, entre mes présentations et en soirée.  Mes associées de Changchun en ont profité pour se rendre le lendemain vers Taishan pour y recevoir une formation de trois jours.  Mes associés du Shandong sont revenus chez eux, la plupart le soir même, Zhang Jie et son chum, le lundi.

La route vers Beijing

Quant à moi, avec Rosaline, nous sommes revenus vers Zibo pour des affaires spéciales, du genre administration chinoise dont je ne veux rien savoir!  Et après le dîner, nous nous sommes revenus vers Beijing.  Nous avons pris une nouvelle autoroute, ouverte depuis peu.

La plaine, autant au Shandong qu’au Hebei, province qui entoure Beijing, est remplie de travailleurs agricoles, paysans qui travaillent à leur compte.  À l’œil, j’ai calculé que la mécanisation va couper le nombre de ces fermiers de façon dramatique d’ici quelques années, phénomène que j’ai observé de près au Québec au début des années 1960.

Rosaline m’a dit qu’un paysan cultive un hectare, environ.  Combien un fermier québécois cultive-t-il?  Une ferme traditionnelle québécoise mesure 40 hectares, cent âcres.  Un fermier ne peut pas vivre avec un si petite ferme aujourd’hui.  Faites vos calculs.

J’ai regardé comment la mécanisation peut s’installer :  facile.  Le terrain est plat, sans obstacle.  Il ne reste qu’à créer les conditions économiques, et c’est commencé.  Les travailleurs agricoles actuels ne seront pas suivis par leurs enfants!

En route, j’ai perdu mon téléphone cellulaire.  Je l’avais mis entre mes cuisses sur le siège et j’ai oublié de le reprendre avant de sortir!  Un Chinois heureux l’a trouvé.  Rosaline a appelé la compagnie de téléphone pour avertir de la perte et réserver le numéro.

J’ai acheté un nouvel appareil, neuf, pour 500Y, le lendemain, à Beijing.  Il m’aurait coûté 400Y à Changchun.  Et j’ai pu conserver le même numéro, la compagnie de téléphone m’ayant donné une carte SIM avec mon ancien numéro pour 30Y!  Il m’a resté à recharger les numéros de téléphone de mes amis;  j’en avais plus de 200.

Beijing

Je suis resté quelques jours à Beijing, profitant de la présence de Rosaline pour jaser avec elle.  Je n’avais pas pu la voir plus de quelques heures à la fois depuis février et c’était toujours quand elle était entourée de Chinois de son organisation, même en février.

Elle a installé son projecteur lié à son ordinateur et nous avons profité du cinéma maison.  Et Indiana Jones est impressionnant dans une présentation de cette qualité.  J’ai aussi trouvé le DVD d’un film récent :  Le Code Da Vinci.  De vieux souvenirs sur les fondements judéo-chrétiens de mon éducation avec une perspective sur le fanatisme religieux d’aujourd’hui.

J’ai aussi passé une bonne partie de mardi avec Liming, le chinois qui m’a introduit en Chine.  Il m’a présenté un projet intéressant, pour établir un laboratoire qui contrôlerait la qualité des téléphones cellulaires.  Si ça vous intéresse, c’est le meilleur projet que j’ai vu à date en Chine.  Je dois lui donner une réponse d’ici la fin de juillet.

En passant, j’ai plus de deux douzaines de projets en marche!

Retour à Changchun

J’ai pris le train pour revenir à Changchun le jeudi soir.   À cause des travaux d’amélioration de la voie ferrée, nous sommes arrivés avec 36 minutes de retard.

Depuis mon retour, j’ai rencontré beaucoup d’amis, dont mes associés de retour de leur formation à Taishan.  Ils ont pu monter la montagne à pied :  une excursion de dix heures.  Trois jours après, elles avaient encore mal aux jambes et aux pieds.  Quant à leur tête, elle était remplie de rêves merveilleux.

À Changchun, les premiers lilas viennent de sortir :  ça sent le lilas partout.  À Beijing, c’était les derniers lilas de la saison, les grands lilas japonais blancs qui fleurissent à la mi-juillet au Québec.  Est-ce que les lilas sont sortis chez vous?

Les chantiers sont tous en activités.  Au début de mai, durant la semaine de congé, le département des travaux publics de Changchun en a profité pour lancer des travaux de rénovations des grands ronds-points.  C’était la folie en ville;  heureusement que c’était congé!  Plusieurs rues sont fermées, en tout ou en partie.  Les grands chantiers d’immeubles sont aussi relancés.  Et le plus grand chantier est le chemin de fer du train léger-rapide, sur 20 km.  À date, le gros œuvre est presque terminé.  Il reste à construire les stations, installer les rails,  poser les clôtures, nettoyer le terrain et l’aménager.  Plusieurs mois de travail!

Et je vais repartir bientôt pour Beijing et le Shandong avant de prendre mon avion le 13 juin à 17h à l’aéroport de Beijing.  J’arriverai le même soir à Dorval à 22h.

C’est ma dernière lettre avant mon retour.  Pour me joindre au Québec, c’est le 514-887-2558 (périmé) ou le courriel.  Pour les gens qui veulent m’entendre parler de la Chine, je donne une conférence à Sherbrooke le 22 juin aux anciens du Collège (trop tard!).

20120827