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Changchun, septembre 2007

By Bernard

Ma dernière lettre date de la fin de juin.  Depuis, je suis allé faire un long voyage au Québec, y ajoutant deux voyages aux USA et une trempette à Toronto.  Je vous résume le tout un peu plus loin.

Depuis mon retour en Chine, la température est à son meilleur, comme la température dont j’ai joui durant tout l’été au Québec.  C’est merveilleux.

J’ai retrouvé mon appartement de Jingyuetan dans le même état que lors de mon départ.  Une amie est venue arroser mes plantes.  Tout est parfait.

J’ai aussi retrouvé quelques-uns de mes amis et je reverrai les autres dans les prochains jours, le premier octobre étant la fête nationale de la Chine et les Chinois la fête durant une semaine entière.  Il faut dire qu’ils n’en ont qu’une seule!

Le voyage

Mon voyage de Beijing vers Montréal fut interrompu à Chicago.  Le vol Chicago-Montréal fut cancellé et j’ai dû coucher à Chicago.  Les Américains étant si hospitaliers (ils exigent que tu enlèves tes souliers et ta ceinture en entrant chez eux par avion) que c’est mon dernier vol via les USA!

À Chicago, j’ai rencontré un Canadien d’origine chinoise, Lu Xin, et on a soupé ensemble.  Il tient un motel à Terrebonne :  La Siesta.  Si vous passez dans le coin, saluez-le pour moi.

Je suis revenu en Chine directement de Toronto vers Beijing.  D’ailleurs, j’ai profité de mes boni d’Air Canada et on m’a reclassé en classe d’affaires : pour un vol de 13 heures et demi, c’est très agréable :  champagnette, vin à volonté, grand siège, espace pour les pieds…

Mon compagnon de voyage était un modèle, un jeune homme de 30 ans qui se promène de ville ne ville pour faire de la photo ou du vidéo.  Il vient de s’acheter un appartement à Toronto, sa ville natale, mais il n’y habite pas souvent, toujours en voyage.

Mon été québécois

Arrivé le 6 juillet, j’ai profité du magnifique été québécois.  Par contre, sans voiture, j’ai été retenu trop souvent dans ma chambre ou dans les parcs avoisinants.

J’ai passé le premier mois sur Van Horne, entre les rues du Parc et Côte-des-Neiges, dans le Montréal multiethnique.  Cela m’a changé de la Chine monoethnique!

L’image la plus frappante est celle d’un couple :
1. le sikh, environ 70 ans, très grand, longue barbe blanche, avec son turban, impassible;
2. le juif hassidique, beaucoup plus petit, jeune cinquantaine, avec son large chapeau noir, ses cheveux en boudins, impassible lui-aussi!
J’aurais voulu prendre une photo, mais je ne crois pas que les deux modèles auraient apprécié!

J’ai ensuite déménagé à Rivière-des-Prairies chez Magella et Juliette, qui m’ont accueilli pour le reste de mon voyage.  Dans cette partie de Montréal, c’est noir de monde!  Surtout dans les autobus, les blancs, d’origine italienne ou autre, ayant les moyens de se payer une auto!

J’ai aussi voyagé un peu au Québec, beaucoup moins que si j’avais eu ma  voiture personnelle.  J’ai donc redécouvert le plaisir du transport en commun, tant dans la zone urbaine de Montréal que dans l’interurbain.

Mes amis du commerce

J’ai pu profiter de plusieurs rencontres avec mes amis du commerce, Andy et Nadia, Jimmy et Betty, John et Julie.  Avec eux, je peux prendre du temps pour penser et pour me retrouver.  En Chine, je n’ai personne, ou presque , pour jaser de sujets fondamentaux.  Je suis restreint et isolé!

La mentalité chinoise est différente et toute discussion se frotte rapidement aux différences culturelles.  Et les expatriés sont souvent des personnes qui ont leurs problèmes fondamentaux, que je ne veux pas commencer à examiner pour eux!

Je vous parlerai davantage de mon commerce et des personnes fantastiques que j’y ai rencontrées.

La problématique de l’eau

Durant les premières semaines de mon séjour québécois, j’ai étudié la problématique de l’eau.  J’ai rencontré les personnes qui pouvaient le mieux m’expliquer ce sujet et j’ai conclu que tout le monde voit le problème à l’envers :  on veut arrêter la pollution au lieu de s’occuper du problème de la purification de l’eau.

La pollution est un phénomène naturel, comme le réchauffement de la planète.  La terre se réchauffe de puis plus de 10,000 ans, alors que les pôles étaient recouverts d’un glacier qui devait avoir environ cinq kilomètres d’épaisseur sur l’emplacement actuel de  Montréal.

Il en est de même de la pollution,.  J’ai rencontré un cas qui va tout vous expliquer.  Il s’agit d’une source sur le versant du Mont Orford, près du lac Boker.  Cette source était utilisée depuis des générations, gratuitement, par la population.  Récemment, suite à une plainte d’une dame vertueuse, le Ministère de l’Environnement a condamné la source.  Je vous épargne les technicalités, mais le phénomène qui pollue la source est que l’eau de surface se mélange à l’eau de la source elle-même et que cette eAu est polluée par les feuilles qui pourrissent et les animaux sauvages qui n’ont pas de toilettes publiques!

Pourquoi vouloir revenir à la pureté originelle?  Remarquez que je reconnais le besoin de faire payer les pollueurs, et très cher, mais le problème de l’eau est tout autre.  On a besoin, nous les humains, d’eau pour boire!  Et cette eau doit être potable!  C’est donc pour cette raison que le Gouvernement du Québec, les autres gouvernements, je pense, traitent l’eau avant de la rendre disponible aux citoyens par des réseaux d’aqueduc.  Les Romains le faisaient il y a vingt siècles et plus.

À quoi sert l’eau traitée?
· Une grande partie se perd dans les fuites du réseau d’aqueduc.
· On s’en sert aussi pour éteindre les incendies, pour la neige artificielle du Mont Bellevue à Sherbrooke, pour arroser les patinoires, pour arroser les rues, pour les végétaux, tout cela grâce à nos administrations publiques;
· Les industries et les commerces s’en servent eux-aussi allègrement;
· Une partie, estimée à 10% de l’eau traitée au total, entre dans les canalisations domestiques;  les ménages utilisent cette eau potable à des fins très variées, comme les toilettes, l’arrosage des pelouses, platte-bandes et des entrées asphaltées, pour la douche, pour laver les planchers, les murs, la vaisselle, la lessive, etc.

On estime qu’une partie infime de l’eau traitée par les municipalités sert finalement pour la fonction qui justifie tout ce système, soit environ un pour cent de l’eau traitée qui est utilisée pour être bue ou pour la cuisine elle-même.

Quel gaspillage!

Je pourrais vous en parler pendant des heures.  Le Gouvernement Charest consulte.  Que sortira-t-il de cette demie consultation?  Peu de choses, parce qu’on ne pense pas!

Ma solution :  deux systèmes de distribution de l’eau,
1. l’un pour l’eau potable (le un pour cent des besoins);
2. l’autre pour l’eau utile, dont le traitement serait minimisé.

L’alternative :  laisser la responsabilité de la purification de l’eau (pas le traitement, qui ajoute de la pollution comme le chlore) aux citoyens dans chaque demeure, et ne fournir que de l’eau utile.

Je suis ouvert à la discussion.

Toronto

J’ai terminé mon voyage à Toronto, y rencontrant un ami rencontré en Chine il y a quatre ans : Ehsan Boroumand, d’origine persanne-britannique, un spécialiste de la sécurité informatique, et un autre couple d’amis de Montréal, Dominique et sa femme Nadia, tous les deux d’origine africaine, avec leur nouveau poupon de quelques semaines, et leur grande fille de trois ans ainsi que les deux grands-mères, qui sont venues d’Afrique pour la circonstance.

Congrès aux USA

J’ai participé aussi à deux congrès d’affaires aux États-Unis.  Le premier, en juillet, à Concord, NC, et le second à Columbus, Ohio, la fin de semaine précédant mon départ.

J’y ai retrouvé les leaders mondiaux de mon commerce et j’ai pu apprendre un peu plus comment réussir, en suivant l’exemple de ceux qui ont réussi!  C’est meilleur que les livres des plus grands motivateurs.

Jolies Chinoises cherchent mari Canadien

Je suis resté une seule journée à Beijing, arrivant vers 17h à l’aéroport et prenant le train le lendemain soir, vers 22h.  Par contre, j’ai eu le temps de rencontrer de nouveau une amie Chinoise, Wang Konghua, que j’avais rencontrée souvent depuis quelques années;  c’est elle qui m’a demandé un rendez-vous pour me présenter une de ses amies qui cherche un mari Canadien.  Je vous la présente.

Li Yan est une belle grande Chinoise dans la trentaine, divorcée depuis 3 ans et mère d’une fille de 12 ans.  Elle gagne sa vie en vendant de l’électronique, une tâche qui ne semble pas trop complexe pour elle.  Elle a un caractère enjoué et aime la cuisine, la marche dans les parcs, la danse, et le chant.  Elle cherche un homme de plus de 1.75M, de 35 à 45 ans, honnête, qui aime les enfants (elle en veut un autre), riche et amant.

À mon arrivée à Changchun, un message m’attendait dans ma boîte de courriel :  une autre jolie Chinoise cherche un mari, référée par Kathy, une professeur Américaine.  Joy Yu Xiaomei est une célibataire très réservée, dans la trentaine avancée, technicienne de son métier (elle contrôle des appareils médicaux), qui s’occupe des ses deux parents âgés de prés de 80 ans;  son ère est d’ailleurs à l’hôpital et son état ne s’améliore pas.  C’est une femme joyeuse et enjouée, mais elle ne peut pas préciser ses besoins vis-à-vis d’un homme :  l’amour est tout ce qui compte;  elle est très idéaliste et son caractère réservé, du type aidant, la laisse vivre les jours sans souciance.

Deux offres de mariage en deux jours :  quel retour!  Je pourrai servir d’entremetteur pour tout candidat intéressé.  Photos disponibles pour candidat sérieux!

NENU

L’Université normale du Nord-Est (NENU en anglais North-Est Normal University) a été fondée en 1946 sur l’initiative de Zhou Enlai.  Cette université vise à la formation des formateurs dans tous les domaines.  Sa plus grande faculté est le Collège des Beaux-Arts, avec 3,000 étudiants.

J’ai rencontré le président de ce collège.  Ce n’est pas ma première rencontre, mais celle-ci semble prometteuse.  L’Université vient d’adopter un plan de dix ans pour s’ouvrir au monde.  Ils ont du chemin à faire parce que personne dans ce Collège ne parle l’Anglais ou le Français.  Je n’ai pas demandé pour le Japonais ou le Coréen!

20070930